Le vendredi 12 juin 2009 : à l'Atelier (Royère de Vassivière) à partir de 21h30.
Le samedi 13 juin 2009 : au Villard de 10h à 24h.
Le gratin québécois des affaires et de la politique se rassemble dans un bal costumé à Montréal pour célébrer, en français et en anglais, le 200e anniversaire du très sélect Beaver Club. Événement mondain qui passerait inaperçu s'il n'était capté par la caméra, presque clandestine, du cinéaste Pierre Falardeau. De sa voix grave et sentencieuse, ce dernier commente l'événement où pavane une élite parfaitement soumise au conquérant et très satisfaite d'elle-même.
Le temps des bouffons est un pamphlet cinématographique court et très virulent. Dans son langage cru, Falardeau y dénonce ces « rois nègres » québécois, lesquels, à l'image des colonisés du Ghana qu'il évoque en empruntant des extraits à l'œuvre de Jean Rouch, se couvrent de ridicule et de honte en souscrivant aux règles du conquérant, dont ils ne seront jamais les égaux. Le film est aussi un réquisitoire contre l'exploitation grossière des hommes et de la terre par une classe dirigeante qui ne cherche qu'à s'enrichir.
Après avoir tourné ce film en 1985, Pierre Falardeau met quelques années à le monter avant d'en faire circuler des copies de main à main, invitant les gens à le copier autant qu'ils le voulaient. C'est un article de Franco Nuovo dans le Journal de Montréal qui en révèle l'existence au grand public, et le parfum d'interdit qui entoure Le temps des bouffons suscite une grande curiosité populaire. Primé dans quelques festivals internationaux, ce petit film est désormais bien inscrit dans le répertoire du cinéma québécois.
Cette compilation a pour objectif de mettre en relation les différents réseaux de précaires à travers le monde. C'est une boîte à outils qui permet d'explorer l'augmentation de la précarisation de nos existences.
La précarité signifie littéralement d'être obligé d'implorer et de "prier" pour conserver un travail. C'est l'exclusion de générations entières et bientôt de l'ensemble de la société de l'accès aux droits sociaux.
Nous sommes le précariat. Nous sommes taillables et corvéables à la demande, exploitables à volonté et soumis à tous les caprices. Nous avons appris à jongler entre les emplois et nous sommes devenus les contorsionnistes de la flexibilité. Nous devenons des activistes avec une stratégie commune pour partager nos luttes.
Deux extraits seront présentés :
Des ouvriers argentins au chômage occupent leur usine abandonnée par le directeur.
Film sur les coopératives en argentine suite à la crise de 2001 ; on peux le visionner ou le télécharger sur le site ci-dessous :
Coopératives en ArgentineInterview avec Alex Forti au sujet de l'histoire des travailleurs italiens de la chaîne de Wall Mart.
Les médias furent au centre de la lutte pour le pouvoir lors du conflit dans l'Etat de Oaxaca. Ce film rend compte de l'expérience de télévision populaire qui a fait suite à la prise de possession des installations de Canal 9 par le comité des femmes.
Ce film est extrait de la compilation "Mal de Ojo TV". "Mal de Ojo TV" est une initiative de production et de diffusion de matériels audiovisuels surgit dans le contexte du mouvement social des peuples de Oaxaca. Ce collectif de communication indépendante ne poursuit aucun but lucratif et ne reçoit aucune consigne.
Produit par Sans Canal Fixe avec la participation d'Un Autre Monde et de SUD-PTT 36-37.
Ce ne sont ni des idéologues, ni des leaders "charismatiques"... Et pourtant, ils ont participé à des mouvements politiques importants. D'Emilio Marco qui nous parle de l'Espagne révolutionnaire de 1936, de la résistance en Touraine et de son exil à Guy Deniseau, "maire malgré-lui" d'une petite commune, libre-penseur et l'un des tout dernier compagnon de Marius Jacob, ces "papys" libertaires ont gardé, malgré les désillusions et le poids des années, un même regard mutin où transparaît encore la révolte et la joie de se tenir debout... La mémoire de leurs expériences et de leurs épreuves interroge un présent et un futur qui reste à créer.